Olivier Joubert, champion des circuits15/12/05 Un fonceur. Olivier Joubert appartient à cette nouvelle génération de chercheurs qui a énormément contribué, depuis quinze ans, à l'essor scientifique et technologique de la région grenobloise. Si la micro-électronique est aujourd'hui une spécialité locale, internationalement reconnue, c'est un peu grâce à son dynamisme et à sa force de caractère.
Ingénieur de l'École de physique de Grenoble, il prépare à partir de 1986, une thèse au centre de recherche de France
Télécom, le CNET, à Meylan dans la banlieue grenobloise.
Olivier Joubert s'y spécialise dans les procédés de gravure par plasma. Les composants électroniques, en effet, sont constitués d'un empilement de couches de divers matériaux, structurées par des étapes de lithographie et de gravure successives. La lithographie consiste à envoyer de la lumière sur certaines zones d'une résine photosensible pour réaliser des motifs, transférés ensuite dans les couches actives par gravure plasma. En 1993, fraîchement recruté au CNRS, Olivier Joubert poursuit ses recherches au centre T.J. Watson d'IBM, près de New York, « vraiment à la pointe de la pointe du domaine ». Là-bas, sont mis au point des procédés et sources plasma très innovants. Mais 1993 est une année noire pour la compagnie, qui réduit drastiquement ses effectifs. « Alors je suis allé chez les concurrents », les Bell Labs dans le New Jersey. Il travaille sur le développement d'une nouvelle résine déposée par plasma. « Une année extraordinaire, d'ouverture à des disciplines différentes », couronnée par le prestigieux « R&D 100 Awards » qui récompense les cent innovations technologiques les plus importantes au niveau international. Une machine pour diagnostiquer les composants
1999 sonne la fin de la micro-électronique à France Télécom. De nombreux chercheurs se reconvertissent ou partent dans l'industrie. Le CNRS demande alors à Olivier Joubert de reconstruire, presque ab initio, une recherche amont dans le domaine des micro et nanotechnologies. Ce sera le laboratoire des technologies de la micro-électronique (LTM
La nano-électronique en vueTous se sont attelés au défi principal de la micro-électronique :
miniaturiser
Ce document est paru à l'origine dans une plaquette « Médailles d'Argent », promotion 2004 Pour en savoir plus |